• Hier, la foire d'Angers avait 2 très bons arguments pour me convaincre de venir fouiner parmi ses étalages : c'était à la fois une journée consacrée aux loisirs créatifs, et la journée de la femme (entrée gratuite, cadeaux,...)

    Donc je suppose que vous avez deviné où j'ai passé mon après-midi ;o)

    Sur place, je me suis laissée tenter par une petite leçon donnée par un chocolatier, et voilà ce qui en est ressorti au bout d'une heure :


    Un joli oeuf décoré et 4 mendiants dont le verso est également décoré... Plus appétissant que mes crottes de lapin n'est-ce pas ?

    Bon alors, puisque j'ai bénéficié des conseils d'un pro, et que c'était hyper facile (bah oui, la preuve, même moi j'ai réussi !), autant vous en faire profiter ! Pis comme ça cet article me servira de pense-bête pour quand je voudrais m'y remettre (hé hé pas con la fille !).

    Je n'ai pas pu prendre de photo pendant l'atelier, ils nous avaient flanqué des gants en latex qui puent et qui empêchent de se lécher les doigts pleins de choco... Je vais donc essayer d'être le plus claire possible dans mes explications...


    Faire fondre le chocolat

    Dès les premières explications de Monsieur Chocolat, j'ai compris pourquoi mes crottes de lapin étaient ni très belles ni très bonnes : Pour fabriquer ses propres chocolats, il faut utiliser du chocolat  "chocolatier", et non du chocolat  "pâtissier" !

    Le chocolat pâtissier est appauvri en beurre de cacao pour mieux résister à la cuisson au four. Il convient donc parfaitement pour faire des gâteaux, mais pas pour les chocolats ! Il est moins facile à travailler puisqu'en fondant il devient pâteux et non liquide, et il est beaucoup moins bon...

    Bref, pour faire de bons chocolats, fournissez-vous dans votre supermarché, mais au rayon des chocolats à déguster, et non de ceux à dessert... Rien que pour avoir appris ça je ne regrettais pas d'avoir choisi cet atelier !

    Une fois que vous avez votre chocolat, faites-le fondre au bain marie ou dans un appareil à fondue.
    Pour être travaillé, le chocolat doit être à une température comprise entre 30 et 32° pour le chocolat noir, et entre 28 et 30° pour le chocolat au lait et le chocolat blanc. L'utilisation d'un thermomètre est indispensable, va falloir que je pense à investir...
    En cours de réalisation, il faut continuer à vérifier la température et ne pas hésiter à refaire chauffer ou attendre que ça refroidisse...


    Les moulages

    Pour l'atelier, on nous a fourni un "moule" en forme d'oeuf sur lequel était déposée une pellicule colorée qui a permis de faire la déco, idem pour les mendiants qui ont été faits sur une feuille plastifiée couverte d'une pellicule semblable...


    Vous en conviendrez : c'est joli mais pas indispensable... En revanche ce dont on peut difficilement se passer :
    - Un support plat et assez rigide, que vous pouvez déplacer et placer au frigo, genre une plaque de cuisson ou un set de table en plastique.
    - Des moules (pas des moules-frites hein ! Des moules en silicone "dernière génération" de préférence, d'après Monsieur Chocolat ils sont plus pratiques que les moules en plastique ou en métal et rendent le chocolat plus brillant que les moules en silicone "classique")
    - Un pinceau
    - Une louche

    1ère étape : celle de l'artiste

    Trempez le pinceau dans le chocolat fondu et enduisez généreusement vos moules en essayant d'être le plus homogène possible (ne faites pas non plus une fixette là dessus, l'important est que toutes les parties du moule soit recouvertes).

    Laisser le chocolat sècher quelques minutes, il doit se mâtifier un peu.

    2ème étape : celle du gourmand

    Remplir votre moule de chocolat à l'aide de la louche. Il faut être généreux encore une fois, aller à raz-bord et même plus. Allez-y, laissez s'exprimer votre gourmandise !!!

    3ème étape : celle du raisonnable

    Vous avez les yeux plus gros que le ventre là ! Il va falloir se calmer !

    Bon j'explique : l'étape du remplissage est nécessaire pour bien napper vos moules jusqu'en haut, mais il n'est pas possible de faire des chocolats pleins. le chocolat ne se refroidirait pas à la même vitesse et le résultat ne serait (parait-il) pas beau à voir... Il va donc falloir vider tout ça !

    Retournez votre moule au dessus de votre récipient de chocolat fondu, laissez bien s'écouler puis raclez votre moule sur le rebord de la casserole ou de l'appareil à fondue.

    Posez votre moule ouvertures vers le bas sur votre support plat et appuyez avec le doigt autour des compartiments pour bien l'encoler.

    Placez le tout au frigo entre 15 et 40 minutes, mais pas plus, le chocolat n'aime pas le froid.

    Le choc thermique entraîne une rétractation de 1% (ça fait pro ce genre de détail, hein ?). Une fois froid, vous n'aurez donc aucun mal à démouler vos chocolats !

    4ème étape : celle de l'architecte

    Si vous avez envie de faire de vrais oeufs ou de vraies crottes en chocolat, il va falloir ajouter une phase de construction.

    Pour les oeufs : enduisez de chocolat fondu les bords d'une des 2 moitiés, assemblez les 2 moitiés afin de former un oeuf complet, placez au frigo une nouvelle fois. Pour cacher la jointure, vous pouvez mettre un ruban...

    Pour les crottes en choco : Avant de démouler, remplissez votre chocolat de la préparation de votre choix : caramel, mousse, ganache... Si vous comptez manger rapidement vos chocolats, vous pouvez aussi envisager des morceaux de fruits frais...
    Soit vous remplissez à raz-bord si vous comptez manger vos chocolats dans la semaine, soit vous remplissez un peu moins, et mettez une nouvelle couche de chocolat fondu sur le tout de manière à les fermer (avec la louche, et on égalise avec une spatule...). Un nouveau passage au frigo s'impose donc...

    Voilà, vous en savez à peu près autant que moi ! Mais je remarque que sur le papier que nous a donné Monsieur Chocolat, il y a aussi des recettes de caramels et de pâtes de fruits, Miam ! Je crois que je ne vais pas tarder à tester tout ça !

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  • Cette semaine, c'est avec Maman que j'ai fait mes courses. Et comme souvent, elle en a profité pour me prodiguer ses judicieux conseils... La leçon du jour c'était :


    Les protéines

    Oui Maman, je sais, il faut manger de la viande... Mais tu sais bien que je n'en raffole pas tant que ça...

    Heureusement, Super-Maman avait une autre solution et elle m'a fait acheter ça :


    Explications : Les protéines sont composées d'une vingtaine d'acides aminés, dont 8 sont essentiels à notre organisme.

    Ces 8 acides aminés sont tous contenus en de bonnes proportions dans la viande, les produits laitiers, l'oeuf, le soja et le riz.

    Mais pour varier les plaisirs, il est également possible de combiner d'autres aliments, riches en certains acides aminés, afin de retrouver présents dans notre assiète ces fameux 8 acides aminés. C'est la théorie de la "complémentarité des protéines".

    3 catégories d'aliments à retenir ici :
    - les légumineux (lentilles, pois chiches...)
    - les céréales
    - les noix

    Pour que la complémentarité soit parfaite, il faut combiner légumineux et céréales, ou légumineux et noix. Exemple : couscous et pois chiches, lentilles et noix de cajou,...

    Pour me lancer, j'ai testé la recette qui figurait sur ma boite de lentilles corail, qui me paraissait tout à fait adéquat et qui en plus s'est révélée très bonne.

    Je vous la livre donc... (sorry j'ai oublié la photo...)


    Lentilles corail au curry

    Pour 4 personnes

    Ingrédients :

    - 200g de lentilles corail
    - 1 tomate
    - 1 oignon
    - 2 ou 3 gousses d'ail
    - huile d'olive
    - 1 piment oiseau
    - Curry
    - Sel, poivre
    - Coriandre fraîche

    Faire revenir l'oignon émincé et l'ail pressé dans l'huile. Ajouter la tomate épépinée détaillée en petits cubes, le piment oiseau émincé, les lentilles lavées et égouttées, le curry selon votre goût, sel, poivre.

    Couvrir d'eau les lentilles, porter à ébullition, laisser cuire 8 à 10 minutes à feu moyen (attention les lentilles corail cuisent très vite, elles doivent rester fermes pour ne pas s'écraser).

    Servir saupoudré de coriandre fraîche avec du riz et une salade.

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  • Eh oui je vous ai prévenus : pour Pâques, j'ai tenté de faire plaisir à ma tite famille en leur offrant des chocolats faits maison...

    Mais n'ayant pas trop le temps de rechercher une vraie recette, je me suis dit que, comme pour les mendiants, j'allais faire fondre du chocolat pâtissier et y incorporer des p'tites choses que j'avais sous la main (en l'occurence : noisettes, noix de coco rapée et raisins de corinthe).
    Petite variante tout de même, Christine, du blog Aux becs sucrés salés
    , m'avait donné envie de pralinoise, et j'ai donc fait 2 fournées : une au choco noir, l'autre pralinée.

    Voici donc comment j'ai procédé :
    - J'ai fait fondre au micro-ondes mon chocolat d'un côté, ma pralinoise de l'autre.
    - J'ai rempli les compartiments de 2 bacs à glaçons (lavés et sèchés !!!) de ces mixtures liquides.
    - J'ai inséré dans chaque compartiment, au choix, une noisette, quelques raisins ou de la noix de coco rapée.
    - J'ai mis tout ça 20 min au congélateur parce que j'étais pressée.

    Résultat, après un démoulage assez difficile... de jolis tas de crottes de lapins !

    Choco-paques-003.jpg
    Donc pour que ce soit un peu plus présentable (quand même !) je leur ai concocté de magnifiques emballages, et autant vous dire que pendant cet exercice, je me sentais un peu Willy Wonka dans l'âme !

    Choco-paques-010.jpg
    En plus les emballages permettent de différencier les parfums (alu pour les pralinés, papier de soie vert pour les choco noir, avec lien en rafia pour la coco, fil DMC prune pour le raisin, fil DMC vert pour la noisette...), futée la fille, non ?!

    Bon pour ce qui est du goût, j'avoue, pourrait mieux faire, avec une recette légèrement plus élaborée...

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  • Cette semaine, Nanou avait particulièrement beaucoup de travail à fournir pour la fac : exposés et examens se multipliaient, et moi de mon côté j'essayais de ne pas lui prendre trop de son temps.

    Une de mes initiatives en ce sens a été d'aller faire les courses toute seule comme une grande, ce qui signifie : pas de voiture mais excursion en bus avec caddie à roulettes.

    Cette perspective n'était pas pour me déplaire, j'allais reprendre une vieille habitude, faire comme "avant", quand j'étais libre comme l'air (qu'est-ce que je raconte ? Je ne suis pas libre moi ?).
    J'ai pourtant vite déchanté : j'ai du aller dans un autre supermarché que celui dont nous avons l'habitude, je n'ai pas arrêté de tourner dans les rayons parce que je ne trouvais rien (c'est quoi cette organisation de m**** ?!), et j'ai fini par me pointer à l'arrêt de bus halletante, traînant derrière moi un caddie ultra lourd. Et là... p**** de m**** !!! Il est 19h23, le dernier bus était à 19h21 !!!
    Le périple s'est donc terminé par 40 minutes de marche de nuit, sous la pluie battante, dans la boue, traînant derrière moi ce lourd fardeau de victuailles... Bon d'accord, là j'en rajoute un peu...

    Tout celà pour vous dire que, faisant les courses à pieds, je ne pouvais faire autant d'achats que d'habitude. Il a donc fallu faire des choix stratégiques, et l'un d'eux a été de ne pas acheter de yaourts.

    Mais Julie-la-malice a plus d'un tour dans son sac ! J'avais repéré, sur l'excellent blog des CulinoTests, un article expliquant comment faire des yaourts sans yaourtière et je crevais d'envie de me lancer.

    C'est chose faite !


    Ingrédients :

    1 litre de lait :
    La recette préconisait du lait le plus frais possible, et entier de préférence, le principe étant que plus il y a de graisses, plus le yaourt sera ferme.
    J'ai fait avec les moyens du bord, comme d'hab', du lait demi-écremé, en brique, et le résultat était tout à fait satisfaisant.

    1 yaourt nature :
    Encore une fois j'ai pris ce que j'avais : un yaourt brassé, le résultat est sans doute plus doux qu'avec un yaourt classique, mais c'est comme ça que je les aime !
    Il doit être le plus frais possible, il restait 10 jours avant la date de péremption pour le mien...

    3/4 de yaourt de lait en poudre :
    C'est un ingrédient facultatif qui permet d'obtenir une consistance plus ferme. A chacun de voir s'il souhaite en mettre et dans quelles proportions. Caroline, la CulinoTesteuse, les aime avec 1 yaourt entier de lait en poudre, moi ça m'a paru un peu beaucoup...


    Préparation :

    Porter le lait à ébulition dans une casserole.

    Le retirer du feu et laisser refroidir entre 30 et 60 minutes. Le lait doit atteindre une température comprise entre 37 et 45°.
    Moi il m'a fallu 40 minutes. En plongeant le doigt dans le lait, la température doit être agréable, légèrement plus élevée que celle de votre corps... En fait on se rend à peine compte que le doigt entre en contact du lait puisque la température est très proche.

    Préchauffer le four à 40°

    Verser votre préparation dans des pots individuels ou dans un grand pot. La température du four étant très peu élevée, vous pouvez utiliser des boites en plastique ou des plats qui craignent généralement la chaleur.

    Enfourner pour 3 heures minimum.

    Couvrir vos yaourts et les placer au réfrigérateur, vous pourrez les déguster dès demain !

    J'ai choisi de séparer en 2 ma préparation : des yaourts individuels natures, et un pot de yaourt auquel j'ai ajouté un sachet de sucre vanille... Mais le goût de vanille n'est vraiment pas flagrant et je pense qu'au prochain essai je choisierais plutôt d'infuser une gousse de vanille dans le lait chaud.


    Mon résultat :

    Yaourts-1.jpg
    Ca donne pas l'eau à la bouche ça ?

    Yaourts-002.jpg


    Mmmm ! Allez-y, goûtez ! Vous verrez comme il est doux et crémeux mon yaourt. A tel point que je n'ai pas eu à ajouter de sucre pour l'engloutir, ce qui m'est en général impossible...

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  • J'ai servi ce gâteau en dessert lors de notre soirée méxicaine.  Même si j'ai un doute sur ses origine, ce gâteau était  délicieux et sa fraicheur était la bienvenue après une goinfrerie de tacos.

    Autre gros avantage : il est très facile à réaliser.

    Anniv-Beau-papa-041.jpg (Notez l'astucieuse déco chantilly-ananas pour masquer le côté légèrement crâmé du dessus...)

    En fait c'est une sorte de gâteau au yaourt au citron, avec une ganache ananas-citron-coco.


    Ingrédients :

    Pour le gâteau :
    - 3 oeufs
    - 1 yaourt (qui servira de mesure). J'ai choisi un yaourt brassé nature, mais si on veut accentuer le goût citronné, on peut prendre un yaourt au citron.
    - 3/4 de mesure d'huile d'olive
    - 2 mesures de sucre
    - 3 mesures de farine (Aye ! Panne de farine au bout de 2 mesures... Pour la 3ème ça a donc été de la farine pour gâteaux, avec levure incorporée, et finalement ce n'était pas plus mal puisque ça a permis à mon gâteau de bien lever)
    - 1 sachet de levure chimique
    - le zeste d'un citron

    Pour la ganache :
    - 1 boite moyenne d'ananas au sirop
    - le jus d'un citron
    - 1/2 briquette de lait de coco


    Préparation :

    Préchauffer le four à 180°
    Mélanger les oeufs, le yaourt, l'huile d'olive et le sucre.
    Tamiser farine et levure.
    Ajouter à la préparation, mélanger.
    Incorporer le zeste de citron.
    Verser dans un moule préalablement beurré et fariné (ou, comme j'ai fait ici, tapissé d'une feuille de papier cuisson). Enfourner 50 minutes environ.

    Pendant la cuisson, préparer la ganache : mixer ensemble l'ananas égouté, le citron pressé et le lait de coco.
    Réserver au frais.

    Sortir le gâteau du four et le laisser refroidir.

    Couper le gâteau en 2 horizontalement. Personnellement j'avais un peu peur de la catastrophe donc j'ai préféré couper d'abord 6 parts, puis les couper chacune horizontalement... A vous de voir en fonction de votre degré de témérité !

    Tartiner la tranche inférieure de ganache, recouvrir avec la tranche supérieure.

    Réserver le gâteau au frais jusqu'à l'heure du dessert. Faire la déco de préférence au dernier moment avec au choix chantilly, morceaux d'ananas ou de citron, noix de coco rapée...

    Anniv-Beau-papa-042.jpg

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